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[hal-01128936] Socioinformatique des controverses. Outils socio-informatiques pour l’analyse des controverses

mercredi 11 mars 2015, par Hakim Hachour, Samuel Szoniecky

La génération automatique est intimement liée à l’usage de l’informatique. Nous l’expérimentons à la moindre frappe sur nos claviers, au moindre clic sur nos écrans. L’informatique nous permet de générer à partir d’un geste très simple : une lettre sur l’écran, une page web qui s’affiche, une existence unique qui se déploie (http://www.samszo.univ-­‐paris8.fr/ChaoticumPapillonae). Le travail des informaticiens consiste à gérer ces multiplicités génératives pour que la touche « A » affiche bien un « A », pour que le lien sur lequel on clique affiche bien la page Web attendue. Dans cette multiplicité de rapports symboliques [8], on peut faire intervenir l’aléa pour générer une virtualité c’est à dire une potentialité de ce qui pourrait arriver [12]. Les générateurs automatiques se situent dans ce « milieu » associant le formalisme symbolique de l’informatique qui requiert unicité et hiérarchie du rapport à l’information, et la virtualité d’un réseau qui multiplie la potentialité des flux évènementiels. Entre cet « arbre-­‐racine » et ce « rhizome-­‐canal » [5, p. 31], ce joue l’expérimentation d’une connaissance « en train de se faire » et qui s’incarne, ici et maintenant, dans une existence informationnelle. Mettre à disposition des dispositifs de lecture et d’écriture de ses existences est sans doute un des enjeux majeurs pour les humanités numériques. A l’ heure où l’ e-­‐Education envahie les systèmes scolaires et où le « numérique » devient une clef indispensable pour le financement de la recherche , les travaux sur les générateurs automatiques peuvent alimenter les débats sur la nature des contenus , comment leurs éléments traduisent des informations utiles , fiables et vérifiables. Ce rapport entre les contenus et les connaissances associées alimentent alors un débat de fond sur les usages de l ’ informatique en sciences humaines et de leurs conséquences épistémologiques et pédagogiques. En 1997 , j ’ expérimentais pour la première fois la génération automatique de texte dans le cadre d ’ une licence de philosophie à l ’ université Paris X. Influencé par mes recherches sur John Cage , je profitais de mon service civile à la bibliothèque universitaire de Nanterre pour explorer ce lieu de savoir en utilisant l ’ aléa comme moteur pour stimuler ma production de connaissances et « trouver une façon d ’ écrire qui , tout en partant d ’ idées , ne soit pas un discours sur elles : ou ne soit pas sur des idées mais les produise. » [ 3 , cité par 13 , p. 307 ] A l ’ aide de trois dès à dix faces permettant de tirer un nombre aléatoire entre 000 et 999 et d ’ une application Hypercard (http: / / fr. wikipedia. org / wiki / HyperCard) que j ’ ai développée pour l ’ occasion , j ’ organisais mes explorations du savoir et la production des devoirs qui étaient demandés par mes professeurs. Les résultats de cette expérience

Voir en ligne : https://hal-univ-paris8.archives-ou...

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