Accueil > Références bibliographiques

Bibliographie

2017


  • J. - P. Albert et A. Kedzierska-Manzon, « ‪Des objets-signes aux objets-sujets‪ », Archives de sciences sociales des religions, nᵒ 174, p. 13-25, févr. 2017.

  • T. Ingold, H. - S. Afeissa, et S. Gosselin, « Les matériaux de la vie », Multitudes, nᵒ 65, p. 51-58, févr. 2017.


  • , B. G. , T. A. Jianxiao Yang, « Récepteur Multi-normes pour les Réseaux de Capteurs de l’IoT médical », Internet des objets, vol. 1, nᵒ Numéro 1, 2017.
    Résumé : Dans cet article, nous proposons une conception originale de réception pour le mode bande étroite de la couche physique de la norme d’IoT médical IEEE 802.15.6, compatible avec un récepteur WiFi. Elle inclut la synchronisation de trame, la synchronisation en fréquence et la synchronisation temporelle. Les résultats de simulations montrent que les performances du système proposé sont très proches des performances théoriques.


  • , N. N. , M. A. , R. C. Lylia Alouache, « Nouveau protocole robuste pour les communications dans l’IoV », Internet des objets, vol. 1, nᵒ Numéro 1, 2017.
    Résumé : L’article présente d’abord quelques définitions sur les réseaux véhiculaires, les domaines d’application, les technologies de communication et les obstacles liés à la qualité de service (QoS) des communications de l’Internet des véhicules (IoV). Ensuite, il introduit notre proposition sur la détection et le contournement des zones de déconnexions grâce à un nouveau protocole de routage géographique qui se base sur : i) l’estimation des durées de contact entre les véhicules, ii) les charges de données à transmettre et iii) les logs d’anomalies de communication. L’objectif est d’assurer la disponibilité, la fiabilité et la robustesse des communications intervéhiculaires en prenant en compte ces trois différents critères dans un algorithme d’acheminement des paquets de données.


  • J. - M. Noyer, « L’Internet des Objets, l’Internet of 'Everything' quelques remarques sur l’intensification du plissement numérique du monde », Internet des objets, vol. 1, nᵒ Numéro 1, 2017.
    Résumé : Nous proposons un survol rapide de ce que pourrait être un ensemble (ouvert) de problématiques et recherches menées à partir du champ des SHS et visant les multiples dynamiques du plissement numérique du monde en cours dans le cadre de l’Internet des Objets. Nous indiquons dans le même temps quelques repères pointant l’étendue de l’évolution bio-technique et bio-politique par des moyens non-organiques, évolution qui est au coeur de l’artificialisation du monde ainsi que l’extension des processus de robotique et de l’automatisation. Nous montrons aussi les effets qu’à l’Internet des Objets sur nos milieux d’intelligence ainsi que son couplage de plus en plus massif avec la transformation du milieu urbain. Cette artificialisation des milieux urbains allant de pair avec le renforcement de la classe moyenne consumériste mondiale. La tendance à converger de manière de plus en plus explicite, d’une physique sociale et d’une biosocialité radicalement nouvelle, ouvre un champ vaste de réflexions et soulève de nombreux problèmes. L’Internet des Objets exprime la profondeur et le caractère incertain de l‘évolution anthropologique et collective qui s’actualise sous nos yeux.

  • C. L. Page, « Simulation multi-agent interactive: engager des populations locales dans la modelisation des socio-ecosystemes pour stimuler l'apprentissage social », HDR, Habilitation a diriger des recherches --, 2017.


  • I. Saleh, « Les enjeux et les défis de l’Internet des Objets (IdO) », Internet des objets, vol. 1, nᵒ Numéro 1, 2017.
    Résumé : Dans cet article, nous présentons : 1) les concepts de l’Internet des objets (IdO), 2) Les données, source de création de la valeur, 3) Les enjeux socio-économiques de l’IdO, 4) Les Enjeux pour les entreprises et les chercheurs, 5) Et la dernière partie a pour objectif de décrire les thématiques de la revue de l’internet des objets (IdO).

2016


  • M. Andro et I. Saleh, « Le crowdsourcing appliqué aux bibliothèques numériques », Bulletin d Informations- Association des Bibliothecaires Francais, nᵒ 83, p. 23-25, 2016.
    Résumé : Au lieu d’externaliser à Madagascar ou en Inde certaines tâches documentaires comme la numérisation et son contrôle qualité, le catalogage, l’indexation, la transcription de manuscrits ou encore la correction de l’OCR de textes numérisés, les bibliothèques pourraient faire appel aux « foules » de volontaires et bénéficier de leur travail, de leurs compétences et de leurs connaissances presque sans limite.. Les bibliothèques bénéficient d’une bonne image auprès du public et apparaissent comme dignes de confiance, au service de l’intérêt général. Elles peuvent donc plus facilement avoir recours au crowdsourcing, c’est à dire à l’externalisation de micro-tâches auprès d’une foule d’internautes. Cela leur permet de réduire leurs coûts, pour décupler leurs ressources humaines et rendre possible des projets inimaginables auparavant, pour démocratiser le patrimoine sous la forme d'un « empowerement » et d'un changement des relations avec la société, pour améliorer leur image ou enfin, pour chercher à innover.
    Mots-clés : Bibliothèques, bibliothèques numériques, crowdsourcing, Libraries, Numérisation.

  • C. Assens et J. Ensminger, « Une typologie des écosystèmes d’affaires : de la confiance territoriale aux plateformes sur Internet », Vie & sciences de l'entreprise, nᵒ 200, p. 77-98, mai 2016.
    Mots-clés : confiance, écosystème d’affaires, plateforme, Réseau, territoire, Virtuel.

  • C. Bosqué, « La fabrication numérique personnelle, pratiques et discours d’un design diffus : enquête au coeur des FabLabs, hackerspaces et makerspaces de 2012 à 2015 », phdthesis, Université Rennes 2, 2016.
    Résumé : Les FabLabs, les hackerspaces et les makerspaces sont des ateliers collectifs équipés de machines à commandes numériques et organisés en réseau. Ces lieux s’inscrivent dans l’élan du mouvement maker et dans l’héritage des hackers. Ils se présentent comme des espaces ouverts à tous et pour tout faire. Malgré une forte médiatisation, la réalité des discours et des pratiques qui s’y développent est encore peu étudiée. Cette thèse en esthétique et en design s’appuie sur une vaste enquête ethnographique menée de 2012 à 2015 au coeur de ces communautés, en France et à l’étranger.De nombreux entretiens et observations dessinées permettent une description critique des manières de faire rencontrées sur ces terrains.Les pratiques, les discours et les ambitions de la fabrication numérique personnelle se construisent dans les marges des territoires classiques de l’industrie et du design et en brouillent les cadres historiques. La première partie de la thèse retrace les origines des mouvements maker et hacker et des FabLabs. En s’appuyant sur des données de première mains et sur des récits plus classiques, elle montre comment la contre-culture américaine et les ambitions technophiles des chercheurs du MIT rencontrent des appropriations locales divergentes.La réhabilitation du plaisir au travail et l’héritage des Arts and Crafts sont deux aspects qui permettent d’envisager ces lieux comme des terrains d’expérimentation sociale, au-delà de la stricte production. Dans la deuxième partie, la thèse se concentre sur les valeurs d’ouverture et de partage prônées par les amateurs, bricoleurs, makers ou inventeurs contemporains. L’hypothèse d’un design ouvert et participatif conçu hors des standards de la production industrielle de masse est examinée. L’« open design » place la production d’objets dans le sillage de l’open source. Les résultats de ce type de production dessinent les contours encore flous d’un territoire nouveau pour le design.La troisième partie étudie les promesses et contradictions qui entourent la démocratisation de l’innovation et de la production. L’impression 3D est prise comme cas d’étude emblématique pour étudier les ambivalences de l’émancipation espérée par les porte paroles du mouvement maker. Ces pratiques hésitantes nourrissent les ramifications de ce que nous proposons d’appeler un design diffus. Celui-ci se développe par tâtonnements dans les communautés d’amateurs et touche à des activités créatives d’invention, de Conception et de fabrication.L’étendue rhizomatique des manières de faire propres au design diffus est composée d’objets sans apparat,situés dans les marges de l’industrie. Selon la définition qui en est proposée, ils sont conçus de manière ouverte et documentée dans l’objectif d’explorer et de contribuer à la découverte des technologies de la fabrication numérique personnelle. Sans constituer de paradigme clos, le design diffus détourne les normes instituées et les procédures classiques du design et de l’industrie pour proposer une conception exploratoire et ouverte de la fabrication.

  • N. Bouhaï, H. Hachour, et I. Saleh, Frontières numériques et artéfacts. Paris: Editions L'Harmattan, 2016.
    Résumé : Cet ouvrage interroge la manière dont les technologies numériques contribuent aux usages au point de les transformer, voire de les détourner, et les relations qui se tissent entre activités humaines et artefact numérique. Fruit du colloque ""Frontières numériques et savoir"", ces réflexions complètent celles menées dans les livres publiés conjointement, les frontières numériques, dans la même collection.


  • D. Chavalarias, « What’s wrong with Science? », Scientometrics, p. 1-23, 2016.
    Résumé : There is an increasing pressure on scholars to publish to further or sustain a career in academia. Governments and funding agencies are greedy of indicators based on scientific production to measure science output. But what exactly do we know about the relation between publication levels and advances in science? How do social dynamics and norms interfere with the quality of the scientific production? Are there different regimes of scientific dynamics? The present study proposes some concepts to think about scientific dynamics, through the modeling of the relation between science policies and scholars’ exploration–exploitation dilemmas. Passing, we analyze in detail the effects of the “publish or perish” policy, that turns out to have no significant effects in the developments of emerging scientific fields, while having detrimental impacts on the quality of the production of mature fields.

  • Y. Citton, « Revenu inconditionnel d’existence et économie générale de l’attention », Multitudes, nᵒ 63, p. 59-71, juill. 2016.

  • A. Debourdeau, « Aux origines de la pensée écologique : Ernst Haeckel, du naturalisme à la philosophie de l’Oikos », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, nᵒ 44, p. 33-62, déc. 2016.

  • J. - P. Delahaye, « Vers une théorie de l'intelligence », Interstices, 2016.
    Résumé : Fabriquer de l’intelligence est un défi que l’informatique veut relever. Quand elle réussit, c’est toujours de façon limitée et en évitant d’aborder de front l’intelligence humaine, qui reste mystérieuse.

  • F. Djelil, « Conception et évaluation d'un micromonde de Programmation Orientée-Objet fondé sur un jeu de construction et d'animation 3D », phdthesis, Université Blaise Pascal - Clermont-Ferrand II, 2016.
    Résumé : Les micromondes de programmation sont des environnements restreints et interactifs, dans lesquels l’apprenant apprend en interagissant avec des entités visuelles ou tangibles, sémantiquement liées à des concepts de programmation formels. Ils favorisent l’assimilation de connaissances et la compréhension de concepts abstraits de programmation au moyen de métaphores visuelles et d’expériences ludiques. Cette thèse tente d’apporter des avancées théoriques et méthodologiques sur la conception et l’évaluation de tels environnements, qui sont connus pour avoir un grand potentiel sur l’apprentissage sans que cela ne soit démontré.Les micromondes étant des environnements d’apprentissage par le jeu, nous avons tout d’abord examiné la question du jeu et son lien à l’apprentissage. En nous appuyant sur une revue de la littérature, nous avons souligné au même titre que certains auteurs, la nécessité de distinguer le jeu-game (l’artefact informatique) du jeu-play (la situation qui découle des interactions avec le jeu-game). Le but étant de situer l’apprentissage et d’aboutir à des éléments de conception et d’évaluation de l’apprentissage. Nous nous sommes ensuite intéressés aux recherches en didactique de l’Informatique, afin d’identifier les approches d’enseignement les plus répandues visant à palier les difficultés d’apprentissage de la Programmation Orientée-Objet ( POO ) rencontrées par des débutants. Nous avons défini une nouvelle approche didactique pour l’introduction de la POO . Suite à cela, nous avons défini les dimensions de conception d’un micromonde, que nous désignons comme un système de représentation transitionnel, dans lequel l’apprenant développe des connaissances sur les concepts formels et abstraits de la programmation, suite à ses interactions avec l’interface du micromonde. Les avancées théoriques et méthodologiques apportées ont été mises en œuvre dans un nouveau micromonde de POO fondé sur un jeu de construction et d’animation 3D appelé PrOgO. PrOgO implémente un système de représentation transitionnel, dans lequel les concepts fondamentaux de la POO sont représentés par des graphiques 3D visuels et interactifs. Il crée un jeu-play qui découle des interactions de l’apprenant avec son interface. Jouer avec PrOgO consiste à imaginer, créer et animer des constructions 3D significatives. PrOgO peut également être déployé dans une classe multi-dispositifs, grâce au framework Tactileo conçu à cet effet. Dans l’évaluation de l’apprentissage, nous utilisons des méthodes relevant de l’analyse de l’apprentissage, par la collecte et l’analyse de traces d’interaction pour la classification et la caractérisation des apprenants. En complément à cela, nous examinons l’état des connaissances d’apprenants, au travers de tests de vérification de connaissances. Nous tentons également d’identifier par l’analyse statistique, les actions et les comportements d’apprenants qui déterminent leur progression dans l’évaluation pré/post de l’acquisition des connaissances.

  • E. Fadda, « Graphes, diagrammes, langue et pensée chez C. S. Peirce », Dossiers d'HEL, vol. 9, p. 98-112, 2016.
    Mots-clés : Charles S., Déduction, Écriture, Existential Graphs, Graphes existentiels, Langage, Language, Logic, Logique, Mathematics, mathématique, Peirce, Pensée, Science, Thought, Writing.
    Note Note
    <p>"Si les mathématiques/déduction peuvent assumer le rôle de base pour toute science, et de fondation pour la méthode scientifique, ce n’est pas seulement parce que toute science est observation et manipulation de diagrammes : c’est aussi parce que cette observation/manipulation n’est au fond que le noyau de la méthode expérimentale commune a toute science27. Les mathématiques sont donc la base pour toute pensée, toute science, toute expérimentation possible." p. 111</p>
    Note Note
    <p>"Peirce substitue partout, dans son arbre des sciences, le préfixe -scopie (observation de) à -logie (discours sur). La philosophie est donc appelée par lui cénoscopie, c’est-à-dire koïno-scopie (observation de ce qui est commun), opposée à l’idio-scopie (l’observation des choses propres à chaque domaine) 26 . Peirce ne donne pas de dénomination similaire aux mathématiques, mais on pourrait l’appeler, selon le même principe, holo-scopie (observation de tout) ou, mieux encore, dynamo-scopie (observation des possibilités)." p. 111</p>
    Note Note
    <p>"Les GE [graphe existenciels] sont divisés en trois parties, appelées alpha, beta et gamma :<br />- les graphes α sont employés pour vérifier le calcul propositionnel<br />- les graphes β sont employés pour vérifier le calcul des prédicats, et permettent de traiter les individus et l’existence individuelle (cf. MS 462)<br />- les graphes γ tiennent à ce que Peirce, en employant la terminologie médiévale, appelle « logique de deuxième intention », et donc un métaniveau qui comprend entre autres la logique modale." p. 105</p>
    Note Note
    <p>"A quoi servent les GE [graphe existentiel] ? Comment fonctionnent-ils ? Il s’agit d’un instrument logique alternatif à l’algèbre, choisi par Peirce parce qu’il le trouvait plus conforme au but de la logique, qui est, pour lui, la dissection (Peirce aime employer ce terme au sens médical) de la chaîne inférentielle" p. 105</p>

  • L. Favier, W. Mustafa El Hadi, et D. Vinck, « Interopérabilité culturelle », Communication. Information médias théories pratiques, nᵒ vol. 34/1, 2016.
    Résumé : Les organisations qui coopèrent font face à la nécessité de partager des informations et des connaissances entre elles. Qu’il s’agisse de mondialisation des marchés, de coopération au développement, de coopération militaire pour le maintien de la paix ou de la constitution d’un patrimoine culturel commun, elles s’efforcent de mobiliser et d’articuler leurs ressources informationnelles et culturelles, même si celles-ci sont hétérogènes. Dans cette perspective, des technologues ont contribué à ...

  • F. Granjon et C. Magis, « Critique et humanités numériques », Variations. Revue internationale de théorie critique, nᵒ 19, 2016.
    Résumé : « -Quelle est votre spécialité McGarrigle ? -Heu, j’ai fait ma recherche sur Shakespeare et T.S. Eliot, dit Persse […] -C’est un sujet idéal à informatiser, poursuivit Dempsey, vous n’auriez qu’une chose à faire, mettre les textes sur bandes et l’ordinateur vous donnerait la liste de tous les mots et de toutes les constructions syntaxiques que les deux écrivains ont en commun. Vous pourriez ainsi quantifier de manière précise l’influence de Shakespeare sur T.S. Eliot. -Mais ce n’est pas le su...
    Mots-clés : critique, humanité numérique, interdisciplinarité, praxis, totalisation.
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  • X. Inghilterra, « L’apprenance collective entre pairs à l’aune du modèle transmissif : Impact des dispositifs de partage social sur les communautés d’apprentissage en ligne », phdthesis, Université de Toulon, 2016.
    Résumé : Cette recherche s’intéresse aux effets induits par les dispositifs numériques de partage social sur les pratiques de collaboration, de communication et de médiation d’étudiants, dans un contexte situé de formation à distance. L’objectif est d’appréhender le processus de collaboration à l’origine de l’apprenance collective qui s’illustre dans les communautés d’apprentissage, constituées en marge de l’institution académique. Notre approche empirique par systématique hypothético-déductive est une observation netnographique menée auprès d’individus inscrits en Bachelor et Mastère dans un centre de formation privé. Notre corpus est composé de 1405 messages recueillis sur les forums de la plateforme institutionnelle et sur Facebook ou Google+ pour les groupes communautaires à l’initiative des étudiants. Nous recourons à une catégorisation de l’activité d’apprentissage suivant quatre dimensions intrinsèques à l’intervention des usagers sur les forums. Les phénomènes observés sont analysés suivant trois variables dépendantes : la temporalité, la reconnaissance sociale et le pouvoir hiérarchique. Notre ancrage est la théorie critique des médias de l’école de Francfort. Nous faisons l’hypothèse que les dispositifs sociotechniques d’information et de communication participent de l’horizontalisation des usages estudiantins. Nos observations de terrain révèlent en effet que les apprenants préfèrent s’en remettre à leurs pairs plutôt que solliciter l’institution ou les tuteurs en ligne. S’ils privilégient leur disponibilité indéfectible, ils accordent une plus grande importance à leur réactivité. Nous pensons que le clivage qui oppose l’environnement académique à la sphère estudiantine est pour partie le fait de deux temporalités distinctes. L’une verticale, celle de l’environnement numérique de travail (ENT), l’autre plus horizontale, caractérisée par les échanges entre pairs au sein de l’environnement personnel d’apprentissage (EPA). L’asynchronisme qui résulte de ces deux dispositifs engendre des effets de détournement d’usage par lesquels les étudiants exportent les ressources institutionnelles vers leur communauté. Mais l’analyse des praxis communautaires révèle d’autres artefacts induits par les technologies numériques. Qu’il s’agisse de désintermédiation ou d’accélération temporelle, ces usagers attirés par le modèle a hiérarchique, se retrouvent à leur insu dans un processus de domination sociale. Nous soulignons les effets pernicieux liés à l’accélération temporelle particulièrement prégnante dans la génération d’étudiants observée.

  • M. Jacomy, P. Girard, B. Ooghe, et T. Venturini, « Hyphe, a Curation-Oriented Approach to Web Crawling for the Social Sciences », in International AAAI Conference on Web and Social Media, Köln, Germany, 2016.
    Résumé : The web is a field of investigation for social sciences, and platform-based studies have long proven their relevance. However the generic web is rarely studied in itself though it contains crucial aspects of the embodiment of social actors: personal blogs, institutional websites, hobby-specific media… We realized that some sociologists see existing web crawlers as “black boxes” unsuitable for research though they are willing to study the broad web. In this paper we present Hyphe, a crawler developed with and for social scientists, with an innovative “curation-oriented” approach. We expose the problems of using web-mining techniques in social science research and how to overcome those by specific features such as step-by-step corpus building and a memory structure allowing researchers to redefine dynamically the granularity of their “web entities”.
    Mots-clés : crawler, web mining.

  • F. Jaton et D. Vinck, « Processus frictionnels de mises en bases de données », Revue d'anthropologie des connaissances, vol. 11, nᵒ 4, p. 489-504, déc. 2016.

  • B. Juanals et J. - L. Minel, « La construction d’un espace patrimonial partagé dans le Web de données ouvert », Communication. Information médias théories pratiques, nᵒ vol. 34/1, 2016.
    Résumé : L’interopérabilité est ici analysée dans ses dimensions conceptuelle, technique et culturelle. Les auteurs examinent, dans le domaine patrimonial, les politiques et les pratiques institutionnelles de numérisation et de mise à disposition de leurs ressources culturelles dans un format numérique en posant la question de ses formes d’interopérabilité possibles. Ils font ensuite apparaître ces formes et les enjeux de visibilité et de diffusion posés par cette mise à disposition en analysant les choix stratégiques, éditoriaux et techniques des modèles du Linked Open Data (LOD) retenus par une sélection d’institutions culturelles françaises.
    Mots-clés : France, interopérabilité culturelle, Linked Open Data, Numérisation, patrimoine.

  • P. Laudati, K. Zreik, et Collectif, City Temporalities. Paris: Europia Productions, 2016.
    Résumé : Nowadays, and since the last twenty years, an increasing number of European chies develop and implement city time policies whose objective is twofold : - Design a planning "of time" that organizes the mobility flow ; - Coordinate schedule accessibility to the offered services. Beyond the functional aspects (better accessibility and organization of public services), the city times include other dimensions, much more complex, linking the individuel to society and territory. This collection of contributions around the theme "The Temporality of the city" considers the polysemic notion of temporality and it questions pluralistic and multidisciplinary approaches about the sens that this concept takes in the urban space. Temporality of the city is not only the result of a historical sedimentation, but it relates to both the fabric of the city, its design and production, and urban practices : the city thought, designed, built, lived, used ... by the various stakeholders. The contributions of this volume offer reflections, accomplished or underway, about synchronized or distinguished city time.

  • P. Lévy, « L’intelligence algorithmique Exploration de la sphère sémantique », 2016.

  • X. Loyant et M. Deraze, « Interopérabilité et convergence des pratiques de description à la Bibliothèque nationale de France », Communication. Information médias théories pratiques, nᵒ vol. 34/1, 2016.
    Résumé : L’interopérabilité des données, permise par le développement du web sémantique, semble amorcer un mouvement de convergence des pratiques de description des bibliothèques, centres d’archives et musées (LAM). Selon les auteurs, la stratégie de valorisation de la collection Charles Cros à la Bibliothèque nationale de France est un exemple particulièrement révélateur de ce mouvement et de ses limites, en même temps qu’elle illustre parfaitement l’évolution nécessaire des pratiques professionnelles au sein des LAM.
    Mots-clés : Bibliothèque nationale de France, collection Charles Cros, interopérabilité culturelle, LAM, web sémantique.

  • S. B. Mellot, « Evaluer le "pouvoir" du design des interfaces web des ONG sur les formes et forces de l'engagement : entre éthique, esthésie et résistance », phdthesis, Université de Limoges, 2016.
    Résumé : Nous analysons le niveau d'engagement de l'usager sur les sites web des ONG. (i) La création d'un cadre d'analyse sémiotique mettant en perspective usage et dispositif de médiation ;(ii) La description des formes et des rythmes de la présence du geste de l'usager (son style d'interaction) par la création de métadonnées sémiotiques sont des outils permettant d'aborder la question des stratégies sous l'angle des modulations de la relation co-énonciative. La prise en considération du mode de perception du co-énonciateur, se révèle être un nouvel indicateur du degré de responsabilisation et d'ajustement de l'usager en lien avec le message éthique de l'Organisation énonciatrice. Nous mettons en évidence ici le déplacement du point de vue de l'analyse pour l'évaluation d'une stratégienumérique : de l'exigence performative ciblée sur le don à l'exigence d'une relation coénonciative propice à l'engagement. Les procédures d'ajustement observées dans le cours de l'interaction nous permettent de préciser les modes de valorisation coénonciatifs. L'analyse des inter-relations établies par les usagers entre les différents modèles d'interaction (la figuration ou contre-figuration de combinaisons de modèles d'interaction) restitue la pluralité des formes d'engagement ouvertes par le design, allant de l'ignorance de l'autre à l’identification de sa responsabilité citoyenne vis-à-vis de l'autre.

  • J. - M. Meunier, Raisonnement, résolution de problèmes et prise de décision. Paris: Dunod, 2016.
    Résumé : Cet ouvrage offre un panorama détaillé des recherches les plus récentes menées dans le domaine de la psychologie cognitive, sur les trois concepts fondamentaux que sont le raisonnement, la résolution de problèmes et la prise de décision. Très pédagogique, il est Illustré de nombreux exemples et applications.

  • L. Parisi, « La raison instrumentale, le capitalisme algorithmique et l’incomputable », Multitudes, nᵒ 62, p. 98-109, avr. 2016.

  • Y. S. Perchy, « Opinions, Lies and Knowledge. An Algebraic Approach to Mobility of Information and Processes », phdthesis, Université Paris-Saclay, 2016.
    Résumé : The notion of constraint system (cs) is central to declarative formalisms from concurrency theory such as process calculi for concurrent constraint programming (ccp). Constraint systems are often represented as lattices: their elements, called constraints, represent partial information and their order corresponds to entailment. Recently a notion of n-agent spatial cs was introduced to represent information in concurrent constraint programs for spatially distributed multi-agent systems. From a computational point of view a spatial constraint system can be used to specify partial information holding in a given agent’s space (local information). From an epistemic point of view a spatial cs can be used to specify information that a given agent considers true (beliefs). Spatial constraint systems, however, do not provide a mechanism for specifying the mobility of information/processes from one space to another. Information mobility is a fundamental aspect of concurrent systems.In this thesis we develop the theory of spatial constraint systems with operators to specify information and processes moving between spaces. We investigate the properties of this new family of cs and illustrate their applications. From a computational point of view the new operators provide for process/information extrusion, a central concept in formalisms for mobile communication. From an epistemic point of view extrusion corresponds to what we shall call utterance; information that an agent communicates to others but that may be inconsistent with the agent’s beliefs. Utterances can be used to express instances of epistemic notions such as hoaxes or intentional lies which are common place in social media.On the whole, constraint systems can express the epistemic notions of belief /utterance and knowledge by means of, respectively, a space/extrusion function pair that specifies local information and a derived spatial operator that specifies global information. We shall also show that, by using a specific kind of our constraint systems, we can also encode the notion of time as a sequence of instances.

  • A. - C. Prévot, A. Dozières, S. Turpin, et R. Julliard, « Les réseaux volontaires d’observateurs de la biodiversité (Vigie-nature) : quelles opportunités d’apprentissage ? », Cahiers de l’action, nᵒ 47, p. 35-40, déc. 2016.

  • M. Prieur, « The codisciplinary design of metaresources as a support for developing sciences teachers knowledge », Theses, Université Lyon 1 - Claude Bernard, 2016.
    Mots-clés : co-disciplinarity, codisciplinarité, collective work, conjecture, démarche d'investigation, enquiry based learning, hypothèse, hypothesis, interaction, intercation, métaressource, ressource, travail collectif.

  • C. Puech, J. Lefebvre, F. Bottéro, S. Tchougounnikov, P. - Y. Testenoire, M. Schoenenberger, G. Miras, E. Fadda, F. Tollis, D. Ducard, I. Fenoglio, M. - L. Demonet, C. Pagani-Naudet, G. Caporossi, C. Leblay, B. Godart-Wendling, A. Mosca, M. G. Isaac, B. Garcia, A. Jatteau, L. Balon, C. Hamans, E. Simonato, A. Baroni, R. D. Angelis, S. Goltzberg, I. Klock-Fontanille, E. Alexeeva, C. Doquet, M. Q. Leite, C. S. Bianchini, C. Klippi, et Y. Neuman, Écriture(s) et représentations du langage et des langues. 2016.
    Résumé : Entre histoire des systèmes graphiques (J. Février, M. Cohen, par ex.), typologies d’allures structurales (I. Gelb, par ex.) et études des processus cognitifs à l’œuvre dans l’acte d’écrire, le continent écriture offre depuis longtemps (cf. F. Desbordes, par ex.) aux sciences du langage un champ d’étude à la fois éclaté, divers et pourtant aussi récurrent. Si l’on ne se focalise pas exclusivement en la matière sur la normalisation orthographique et ses avatars, on se rend compte que bien des descriptions/théorisations de la langue (dans des grammaires, des traités, des manuels, des essais, etc.) sont aussi et d’un même mouvement des théorisations de l’écriture… et réciproquement. Sans souci d’exhaustivité, les quarante contributions au colloque SHESL HTL 2013 que nous rassemblons ici pour l’édition des Actes soulignent donc toutes à leur manière le chiasme de représentations en miroir. Elles en examinent, dans différentes traditions et à différentes époques plusieurs dimensions avec les débats auxquels il donne lieu.
  • C. 101 T. Reviews, Practical Study of Argument, 7ᵉ éd. Cram101, 2016.
    Résumé : Facts101 is your complete guide to Practical Study of Argument. In this book, you will learn topics such as as those in your book plus much more. With key features such as key terms, people and places, Facts101 gives you all the information you need to prepare for your next exam. Our practice tests are specific to the textbook and we have designed tools to make the most of your limited study time.

  • D. Reymond, « Introduction », Les Cahiers du numérique, vol. 12, nᵒ 4, p. 9-18, déc. 2016.


  • C. Swiatek et M. Gorsse, « Playing games at the Library: Seriously? », LIBER Quarterly, vol. 26, nᵒ 2, août 2016.
    Résumé : Article: Playing games at the Library: Seriously?

  • S. Szoniecky, I. Saleh, et A. Laborderie, « Digital monads for a spatio-temporal modeling of urban humanities », in City Temporalities, Europia., Paris: , 2016.

2015


  • B. Arruabarrena, « L’écosystème numérique de la datavisualisation », I2D – Information, données & documents, vol. me 52, nᵒ 2, p. 56-58, juill. 2015.
    Résumé : [panorama] La datavisualisation, processus de traitement des donn&#233;es, s&#8217;appuie sur une m&#233;thodologie sp&#233;cifique et repose sur un &#233;cosyst&#232;me d&#8217;outils utilis&#233;s &#224; chaque &#233;tape du processus, de la collecte &#224; sa diffusion finale. Avec l&#8217;&#233;largissement des pratiques de visualisation, le prochain d&#233;fi portera sur la conception de solutions innovantes int&#233;grant ce processus dans sa globalit&#233;.

  • J. - F. Bert et M. Ratcliff, Frontière d archives. Recherches, mémoires, savoirs. Paris: Editions des archives contemporaines, 2015.
    Résumé : Penser les archives des savoirs dans le monde contemporain où les catégories traditionnelles qui régissent notre rapport à l'archivage et à la mémoire ont éclaté et où règne désormais la mobilité - nécessite de faire la part du stable et du mouvant, de l'ancien et du nouveau, du matériel et du virtuel, aussi bien que des pratiques et des concepts. Autant de frontières que les auteurs de cet ouvrage ont questionnées en présentant diverses facettes de ces archives, allant du rapport avec les producteurs à l'émergence de nouveaux acteurs, des compétences techniques aux formes sociales qu'elles génèrent, des contraintes de l'ère informatique aux transformations épistémologiques, des institutions qui abritent ces archives jusqu'aux politiques qui les dirigent. Mosaïque d'une actualité en devenir, Frontières d'archives tente de repenser l'avenir de ces mémoires du connaître en pleine mutation.

  • M. Bouamama, « Nouveaux défis du système de mesure de la performance : cas des tableaux de bord », phdthesis, Université de Bordeaux, 2015.
    Résumé : L’objectif de cette thèse est de déterminer l’influence des facteurs de contingence sur l’utilité des tableaux de bord dans le pilotage de la performance des ETI. Pour atteindre un tel objectif, la revue de littérature a permis d’un côté, d’appréhender les principaux concepts théoriques utilisés dans ce travail, et d’autre côté de présenter un cadre de la recherche qui constitue la pierre angulaire sur laquelle est fondée la conception de notre modèle théorique. Issu d’une méthodologie hypothético-déductive et d’un positionnement positiviste, un modèle explicatif de l’utilité des tableaux de bord dans le pilotage de la performance des ETI est élaboré. Ce dernier incorpore une variable à expliquer « utilité des TB dans le pilotage de la performance », dix variables explicatives, et une variable médiatrice « diversité d’utilisation des indicateurs de TB ».Ensuite, ce modèle est testé auprès de 156 ETI implantées en France. Les données recueillies sont examinées en utilisant l’analyse en composantes principales et la méthode de régression linéaire multiple. Les résultats de cette étude quantitative exposent les facteurs de contingence expliquant l’utilité des TB dans le pilotage de la performance. Ainsi, cette thèse permet d’enrichir les travaux théoriques antérieurs relatifs aux défis de mesure de la performance, et pratiquement de procurer aux directeurs financiers et aux contrôleurs de gestion un cadre explicatif des nouvelles pratiques de mesure de la performance des ETI.

  • L. Calderan et J. Millet, Big data : Nouvelles partitions de l'information. De Boeck, 2015.
    Résumé : Qu’est-ce que le "big data" ? Que peut-on en faire ? Quels sont les modèles techniques et économiques déjà en place ? Curation, infrastructure, partage, apport des données massives dans le domaine de la veille… Tels sont quelques-uns des aspects qui seront abordés lors du colloque de l’INRIA en octobre 2014. Créé en 1967, l’INRIA est un établissement public de recherche dédié aux sciences du numérique qui a pour missions de produire une recherche d’excellence dans les champs informatiques et mathématiques des sciences du numérique et de garantir l’impact de cette recherche.

  • F. Chateauraynaud, « Trajectoires argumentatives et constellations discursives », Réseaux, nᵒ 188, p. 121-158, févr. 2015.

  • A. Laborderie et S. Szoniecky, « Cultiver son jardin numérique : métaphore et dispositifs éditoriaux », Interfaces numériques, vol. 4, nᵒ 3, p. 351-368, 2015.
    Résumé : L’analogie du jardin peut-elle nous aider à comprendre le concept « cultiver le numérique » ? Dans cet article sous la forme d’un entretien avec Pascal Robert, nous faisons l’hypothèse, à partir de fondements historiques et épistémologiques, que la culture numérique se déploie dans des écosystèmes d’information. Nous en examinons la pertinence en termes d’usages, de dispositifs et d’interfaces à l’aide d’exemples, et notamment : le « jardin » dans l’édition numérique enrichie de Candide publiée par la BNF et Orange, un livre hybride sous la forme d’une application iPad et d’un site web ; le « jardin des connaissances », une plateforme numérique pour l’ingénierie des connaissances et le développement des humanités numériques.

  • B. Latour, Face à Gaïa. Paris: La Découverte, 2015.
    Résumé : James Lovelock n'a pas eu de chance avec l'hypothèse Gaïa. En nommant par ce vieux mythe grec le système fragile et complexe par lequel les phénomènes vivants modifient la Terre, on a cru qu'il parlait d'un organisme unique, d'un thermostat géant, voire d'une Providence divine. Rien n'était plus éloigné de sa tentative. Gaïa n'est pas le Globe, n'est pas la Terre-Mère, n'est pas une déesse païenne, mais elle n'est pas non plus la Nature, telle qu'on l'imagine depuis le XVIIe siècle, cette Nature qui sert de pendant à la subjectivité humaine. La Nature constituait l'arrière-plan de nos actions. Or, à cause des effets imprévus de l'histoire humaine, ce que nous regroupions sous le nom de Nature quitte l'arrière-plan et monte sur scène. L'air, les océans, les glaciers, le climat, les sols, tout ce que nous avons rendu instable, interagit avec nous. Nous sommes entrés dans la géohistoire. C'est l'époque de l'Anthropocène. Avec le risque d'une guerre de tous contre tous. L'ancienne Nature disparaît et laisse la place à un être dont il est difficile de prévoir les manifestations. Cet être, loin d'être stable et rassurant, semble constitué d'un ensemble de boucles de rétroactions en perpétuel bouleversement. Gaïa est le nom qui lui convient le mieux. En explorant les mille figures de Gaïa, on peut déplier tout ce que la notion de Nature avait confondu : une éthique, une politique, une étrange conception des sciences et, surtout, une économie et même une théologie.

  • S. Mader, « Le "game design" de jeux thérapeutiques : Modèles et méthodes pour la conception du gameplay », Informatique, Conservatoire national des arts et metiers - CNAM, 2015.
    Résumé : Cette thèse propose des modèles, méthodes et outils destinés aux game designers de jeux thérapeutiques. Le problème de conception le plus fondamental des jeux thérapeutiques est le gameplay, c'est-à-dire des objectifs de jeu et des actions que le joueur doit effectuer pour atteindre ces objectifs. Dans un jeu thérapeutique, le gameplay doit à la fois produire l'effet thérapeutique et motiver le patient à suivre son protocole. Les problèmes sous-jacents de celui-ci sont l'évaluation médicale et ludique du jeu, et l'échange de connaissances entre game designers et experts santé. Nous proposons une méthode de game design de jeu thérapeutique allant de la définition du problème à l'évaluation. Cette méthode intègre les autres solutions que nous proposons, notamment le modèle player/game/therapy et une méthode de formalisation du gameplay.
    Note Note
    <p>"Sweetser et Wyeth traduisent les sept facteurs du flow pour les jeux vidéo et y ajoutent un élément d’interaction sociale [Sweetser 05] :</p> <p>1. Concentration : Le jeu nécessite de la concentration et le joueur est capable de se concentrer sur le jeu</p> <p>2. Challenge : Le jeu est suffisamment exigeant et correspond au niveau de compétence du joueur</p> <p>3. Compétence du joueur : Le jeu doit soutenir le joueur dans l’amélioration et la maîtrise de ses compétences</p> <p>4. Contrôle : Le joueur doit ressentir une impression de contrôle sur ses actions dans le jeu</p> <p>5. Objectifs clairs : Le jeu fournit au joueur des objectifs clairs à intervalles appropriés</p> <p>6. Feedback : Le joueur reçoit des feedbacks appropriés aux moments opportuns</p> <p>7. Immersion : Le joueur doit ressentir une implication profonde, mais sans effort dans le jeu</p> <p>8. Interaction sociale : Le jeu devrait soutenir et crÉer des opportunitÉs d’interaction sociale" p. 47</p>
    Note Note
    <p>"Les jeux thérapeutiques apportent d’autres avantages comme la personnalisation de la thérapie, notamment par l’adaptation dynamique de la difficulté des exercices aux capacités du patient." p. 26</p>
    Note Note
    <p>"Dès lors que les exercices thérapeutiques sont répétitifs, pénibles et ennuyeux, les patients ont tendance à suivre irrégulièrement leur protocole, et parfois abandonnent complètement la thérapie [Burke 09]. Maximiser la motivation du patient est une solution à ce problème. Les jeux sont reconnus pour motiver leurs joueurs, pour leur donner envie de jouer pendant de longues heures et il est possible d’adapter de nombreuses activités pour les transformer en jeu sans en perdre leur objectif initial." p. 26</p>

  • B. Mansouri, « Normes internationales élargies et dépassement du calcul de la valeur », phdthesis, Université de Bordeaux, 2015.
    Résumé : Dans le processus de la mondialisation, les États ont libéré les échanges et créé les marchés tantcommerciaux que financiers. Les entreprises désormais exposées à une concurrence au niveau dela planète excellent dans des innovations technologiques de production et de commercialisation,d’information et de communication. L’État, le marché-Échange et l’Entreprise cristallisent chacundans ce nouveau monde, une institution. L’existence de chacune implique l’existence des deuxautres. Cette triple implication forme une structure originale appelée ‘‘tiercéïté’’, dite les ‘‘3 E’’.La redéfinition de l’entreprise comme institution suppose donc la redéfinition de la valeur qu’ellecrée. Cette dernière cesse d’être la valeur fixe rétrospective d’une quantité volumique. Elle devientune valeur en mouvement prospective d’une qualité quantifiée du management stratégique intégré.De nouvelles règles comptables règlent celui-ci : les normes comptables internationales élargies.Ces règles exigent des entreprises cotées à produire une valeur de régénération et desurrégénération ou ‘‘profit’’ alignées sur un pouvoir d’achat constant. Pour ce faire, lemanagement stratégique intégré implique de nouveaux comportements de gestion. Ceux-ciabandonnent le calcul arithmétique classique fondé sur l’addition et la soustraction pour lesremplacer par une méthode heuristique de calcul de relations : ‘‘la méthode comptableconditionnelle normative.’’ Ces nouveaux comportements de gestion mobilisés par cette méthodeheuristique pour assurer la nouvelle valeur en mouvement et prospective deviennent le ‘‘compte’’de la comptabilité IFRS de l’entreprise dont la finalité est de : ‘‘mesurer la réalité de la richesseprédictive pour se souvenir ’’(en référence à l’Échange visant la valeur), ‘‘mesurer pour agir’’(enréférence à l’Entreprise visant l’activité) et ‘‘mesurer pour partager’’ (en référence à l’État visant levivre-ensemble).

  • E. Morozov et P. Haas, Le mirage numérique : Pour une politique du Big Data. Paris: Les Prairies Ordinaires, 2015.

  • E. Sadin, La vie algorithmique : Critique de la raison numérique. Paris: L'ECHAPPEE EDITIONS, 2015.
    Résumé : Le mouvement de numérisation à l'oeuvre depuis une trentaine d'années gagne aujourd'hui des pans de plus en plus étendus de la réalité via l'extension des capteurs et des objets connectés. Dorénavant, les flux de data témoignent de la quasi-intégralité des phénomènes, s'érigeant comme l'instance primordiale de l'intelligibilité du réel. Une connaissance sans cesse approfondie s'instaure, orientant en retour les décisions individuelles et collectives au prisme d algorithmes visant les plus hautes optimisation, fluidification et sécurisation des existences et des sociétés. Les technologies informationnelles imposent un mode de rationalité fondé sur la définition chiffrée de toute situation et sur une maîtrise indéfiniment accrue du cours des choses. Une raison numérique établie sur l'appréhension et l'évaluation en temps réel des faits ordonne désormais les pratiques du commerce, de l'enseignement, de la médecine, les rapports aux autres, à soi-même, à la ville, à l'habitat...Ce livre examine, en s'appuyant sur une foultitude d'exemples, la quantification et la marchandisation intégrales de la vie qui s'instituent, soutenues par l'industrie du traitement des données, aujourd'hui dotée d'un pouvoir qui perturbe nombre d'acquis démocratiques fondamentaux.Avec une rare lucidité et une écriture d'une précision clinique, Éric Sadin dévoile les impensés, analyse les processus en cours, dresse une cartographie détaillée des forces à l' oeuvre... Observations et réflexions qui dessinent une nouvelle condition humaine, et en appellent à la politisation des enjeux induits par la puissance toujours plus totalisante détenue par les systèmes computationnels.
    Note Note
    <p>"Défilement informationnels permanents qui gouvernent sans pause ou distance le cadre de l'action qui en retour génère de nouvelles séquences de code." p. 63</p>

  • L. Vieira, « Les écosystèmes numériques : le Big Bang. Aux sources des logiques de l’information en réseau », presented at the Les écosystèmes numériques et la démocratisation informationnelle : Intelligence collective, Développement durable, Interculturalité, Transfert de connaissances, 2015.
    Résumé : L'utilisation des réseaux de communication et particulièrement d'Internet fait désormais partie de l'environnement fonctionnel et intellectuel de notre société. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) instaurent de nouvelles articulations entre les processus de production de diffusion et de réception de l’information et de la connaissance. Cette contribution constitue le début d’une approche qui se propose d’explorer la genèse des logiques de mise en réseau des activités et des productions intellectuelles humaines. C’est un des paradoxes de notre temps que de voir cohabiter deux logiques (de type hiérarchique et de type réticulé), apparemment contradictoires. En effet, entre la pyramide et le réseau, une évolution paradigmatique fondamentale se trouve mise en lumière par le développement sans cesse croissant des technologies numériques.
    Note Note
    <p>"une des caractéristiques de nos sociétés contemporaines en matière  d’organisation  et  de  transmission  informationnelle  est  de  faire  cohabiter  deux  logiques  (de  type  hiérarchique  et  de  type  réticulé),  assurément contradictoires." p. 3</p>


  • M. Zhitomirsky-Geffet, G. Prebor, et O. Bloch, « Improving proverb search and retrieval with a generic multidimensional ontology », Journal of the Association for Information Science and Technology, p. n/a-n/a, 2015.

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