Accueil > Références bibliographiques

Bibliographie

2017

2016


  • M. Andro et I. Saleh, « Le crowdsourcing appliqué aux bibliothèques numériques », Bulletin d Informations- Association des Bibliothecaires Francais, nᵒ 83, p. 23-25, 2016.
    Résumé : Au lieu d’externaliser à Madagascar ou en Inde certaines tâches documentaires comme la numérisation et son contrôle qualité, le catalogage, l’indexation, la transcription de manuscrits ou encore la correction de l’OCR de textes numérisés, les bibliothèques pourraient faire appel aux « foules » de volontaires et bénéficier de leur travail, de leurs compétences et de leurs connaissances presque sans limite.. Les bibliothèques bénéficient d’une bonne image auprès du public et apparaissent comme dignes de confiance, au service de l’intérêt général. Elles peuvent donc plus facilement avoir recours au crowdsourcing, c’est à dire à l’externalisation de micro-tâches auprès d’une foule d’internautes. Cela leur permet de réduire leurs coûts, pour décupler leurs ressources humaines et rendre possible des projets inimaginables auparavant, pour démocratiser le patrimoine sous la forme d'un « empowerement » et d'un changement des relations avec la société, pour améliorer leur image ou enfin, pour chercher à innover.
    Mots-clés : Bibliothèques, bibliothèques numériques, crowdsourcing, Libraries, Numérisation.

  • C. Assens et J. Ensminger, « Une typologie des écosystèmes d’affaires : de la confiance territoriale aux plateformes sur Internet », Vie & sciences de l'entreprise, nᵒ 200, p. 77-98, mai 2016.
    Mots-clés : confiance, écosystème d’affaires, plateforme, Réseau, territoire, Virtuel.

  • C. Bosqué, « La fabrication numérique personnelle, pratiques et discours d’un design diffus : enquête au coeur des FabLabs, hackerspaces et makerspaces de 2012 à 2015 », phdthesis, Université Rennes 2, 2016.
    Résumé : Les FabLabs, les hackerspaces et les makerspaces sont des ateliers collectifs équipés de machines à commandes numériques et organisés en réseau. Ces lieux s’inscrivent dans l’élan du mouvement maker et dans l’héritage des hackers. Ils se présentent comme des espaces ouverts à tous et pour tout faire. Malgré une forte médiatisation, la réalité des discours et des pratiques qui s’y développent est encore peu étudiée. Cette thèse en esthétique et en design s’appuie sur une vaste enquête ethnographique menée de 2012 à 2015 au coeur de ces communautés, en France et à l’étranger.De nombreux entretiens et observations dessinées permettent une description critique des manières de faire rencontrées sur ces terrains.Les pratiques, les discours et les ambitions de la fabrication numérique personnelle se construisent dans les marges des territoires classiques de l’industrie et du design et en brouillent les cadres historiques. La première partie de la thèse retrace les origines des mouvements maker et hacker et des FabLabs. En s’appuyant sur des données de première mains et sur des récits plus classiques, elle montre comment la contre-culture américaine et les ambitions technophiles des chercheurs du MIT rencontrent des appropriations locales divergentes.La réhabilitation du plaisir au travail et l’héritage des Arts and Crafts sont deux aspects qui permettent d’envisager ces lieux comme des terrains d’expérimentation sociale, au-delà de la stricte production. Dans la deuxième partie, la thèse se concentre sur les valeurs d’ouverture et de partage prônées par les amateurs, bricoleurs, makers ou inventeurs contemporains. L’hypothèse d’un design ouvert et participatif conçu hors des standards de la production industrielle de masse est examinée. L’« open design » place la production d’objets dans le sillage de l’open source. Les résultats de ce type de production dessinent les contours encore flous d’un territoire nouveau pour le design.La troisième partie étudie les promesses et contradictions qui entourent la démocratisation de l’innovation et de la production. L’impression 3D est prise comme cas d’étude emblématique pour étudier les ambivalences de l’émancipation espérée par les porte paroles du mouvement maker. Ces pratiques hésitantes nourrissent les ramifications de ce que nous proposons d’appeler un design diffus. Celui-ci se développe par tâtonnements dans les communautés d’amateurs et touche à des activités créatives d’invention, de Conception et de fabrication.L’étendue rhizomatique des manières de faire propres au design diffus est composée d’objets sans apparat,situés dans les marges de l’industrie. Selon la définition qui en est proposée, ils sont conçus de manière ouverte et documentée dans l’objectif d’explorer et de contribuer à la découverte des technologies de la fabrication numérique personnelle. Sans constituer de paradigme clos, le design diffus détourne les normes instituées et les procédures classiques du design et de l’industrie pour proposer une conception exploratoire et ouverte de la fabrication.


  • D. Chavalarias, « What’s wrong with Science? », Scientometrics, p. 1-23, 2016.
    Résumé : There is an increasing pressure on scholars to publish to further or sustain a career in academia. Governments and funding agencies are greedy of indicators based on scientific production to measure science output. But what exactly do we know about the relation between publication levels and advances in science? How do social dynamics and norms interfere with the quality of the scientific production? Are there different regimes of scientific dynamics? The present study proposes some concepts to think about scientific dynamics, through the modeling of the relation between science policies and scholars’ exploration–exploitation dilemmas. Passing, we analyze in detail the effects of the “publish or perish” policy, that turns out to have no significant effects in the developments of emerging scientific fields, while having detrimental impacts on the quality of the production of mature fields.

  • Y. Citton, « Revenu inconditionnel d’existence et économie générale de l’attention », Multitudes, nᵒ 63, p. 59-71, juill. 2016.

  • A. Debourdeau, « Aux origines de la pensée écologique : Ernst Haeckel, du naturalisme à la philosophie de l’Oikos », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, nᵒ 44, p. 33-62, déc. 2016.

  • J. - P. Delahaye, « Vers une théorie de l'intelligence », Interstices, 2016.
    Résumé : Fabriquer de l’intelligence est un défi que l’informatique veut relever. Quand elle réussit, c’est toujours de façon limitée et en évitant d’aborder de front l’intelligence humaine, qui reste mystérieuse.

  • E. Fadda, « Graphes, diagrammes, langue et pensée chez C. S. Peirce », Dossiers d'HEL, vol. 9, p. 98-112, 2016.
    Mots-clés : Charles S., Déduction, Écriture, Existential Graphs, Graphes existentiels, Langage, Language, Logic, Logique, Mathematics, mathématique, Peirce, Pensée, Science, Thought, Writing.
    Note Note
    <p>"Si les mathématiques/déduction peuvent assumer le rôle de base pour toute science, et de fondation pour la méthode scientifique, ce n’est pas seulement parce que toute science est observation et manipulation de diagrammes : c’est aussi parce que cette observation/manipulation n’est au fond que le noyau de la méthode expérimentale commune a toute science27. Les mathématiques sont donc la base pour toute pensée, toute science, toute expérimentation possible." p. 111</p>
    Note Note
    <p>"Peirce substitue partout, dans son arbre des sciences, le préfixe -scopie (observation de) à -logie (discours sur). La philosophie est donc appelée par lui cénoscopie, c’est-à-dire koïno-scopie (observation de ce qui est commun), opposée à l’idio-scopie (l’observation des choses propres à chaque domaine) 26 . Peirce ne donne pas de dénomination similaire aux mathématiques, mais on pourrait l’appeler, selon le même principe, holo-scopie (observation de tout) ou, mieux encore, dynamo-scopie (observation des possibilités)." p. 111</p>
    Note Note
    <p>"Les GE [graphe existenciels] sont divisés en trois parties, appelées alpha, beta et gamma :<br />- les graphes α sont employés pour vérifier le calcul propositionnel<br />- les graphes β sont employés pour vérifier le calcul des prédicats, et permettent de traiter les individus et l’existence individuelle (cf. MS 462)<br />- les graphes γ tiennent à ce que Peirce, en employant la terminologie médiévale, appelle « logique de deuxième intention », et donc un métaniveau qui comprend entre autres la logique modale." p. 105</p>
    Note Note
    <p>"A quoi servent les GE [graphe existentiel] ? Comment fonctionnent-ils ? Il s’agit d’un instrument logique alternatif à l’algèbre, choisi par Peirce parce qu’il le trouvait plus conforme au but de la logique, qui est, pour lui, la dissection (Peirce aime employer ce terme au sens médical) de la chaîne inférentielle" p. 105</p>

  • L. Favier, W. Mustafa El Hadi, et D. Vinck, « Interopérabilité culturelle », Communication. Information médias théories pratiques, nᵒ vol. 34/1, 2016.
    Résumé : Les organisations qui coopèrent font face à la nécessité de partager des informations et des connaissances entre elles. Qu’il s’agisse de mondialisation des marchés, de coopération au développement, de coopération militaire pour le maintien de la paix ou de la constitution d’un patrimoine culturel commun, elles s’efforcent de mobiliser et d’articuler leurs ressources informationnelles et culturelles, même si celles-ci sont hétérogènes. Dans cette perspective, des technologues ont contribué à ...

  • F. Granjon et C. Magis, « Critique et humanités numériques », Variations. Revue internationale de théorie critique, nᵒ 19, 2016.
    Résumé : « -Quelle est votre spécialité McGarrigle ? -Heu, j’ai fait ma recherche sur Shakespeare et T.S. Eliot, dit Persse […] -C’est un sujet idéal à informatiser, poursuivit Dempsey, vous n’auriez qu’une chose à faire, mettre les textes sur bandes et l’ordinateur vous donnerait la liste de tous les mots et de toutes les constructions syntaxiques que les deux écrivains ont en commun. Vous pourriez ainsi quantifier de manière précise l’influence de Shakespeare sur T.S. Eliot. -Mais ce n’est pas le su...
    Mots-clés : critique, humanité numérique, interdisciplinarité, praxis, totalisation.
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  • X. Inghilterra, « L’apprenance collective entre pairs à l’aune du modèle transmissif : Impact des dispositifs de partage social sur les communautés d’apprentissage en ligne », phdthesis, Université de Toulon, 2016.
    Résumé : Cette recherche s’intéresse aux effets induits par les dispositifs numériques de partage social sur les pratiques de collaboration, de communication et de médiation d’étudiants, dans un contexte situé de formation à distance. L’objectif est d’appréhender le processus de collaboration à l’origine de l’apprenance collective qui s’illustre dans les communautés d’apprentissage, constituées en marge de l’institution académique. Notre approche empirique par systématique hypothético-déductive est une observation netnographique menée auprès d’individus inscrits en Bachelor et Mastère dans un centre de formation privé. Notre corpus est composé de 1405 messages recueillis sur les forums de la plateforme institutionnelle et sur Facebook ou Google+ pour les groupes communautaires à l’initiative des étudiants. Nous recourons à une catégorisation de l’activité d’apprentissage suivant quatre dimensions intrinsèques à l’intervention des usagers sur les forums. Les phénomènes observés sont analysés suivant trois variables dépendantes : la temporalité, la reconnaissance sociale et le pouvoir hiérarchique. Notre ancrage est la théorie critique des médias de l’école de Francfort. Nous faisons l’hypothèse que les dispositifs sociotechniques d’information et de communication participent de l’horizontalisation des usages estudiantins. Nos observations de terrain révèlent en effet que les apprenants préfèrent s’en remettre à leurs pairs plutôt que solliciter l’institution ou les tuteurs en ligne. S’ils privilégient leur disponibilité indéfectible, ils accordent une plus grande importance à leur réactivité. Nous pensons que le clivage qui oppose l’environnement académique à la sphère estudiantine est pour partie le fait de deux temporalités distinctes. L’une verticale, celle de l’environnement numérique de travail (ENT), l’autre plus horizontale, caractérisée par les échanges entre pairs au sein de l’environnement personnel d’apprentissage (EPA). L’asynchronisme qui résulte de ces deux dispositifs engendre des effets de détournement d’usage par lesquels les étudiants exportent les ressources institutionnelles vers leur communauté. Mais l’analyse des praxis communautaires révèle d’autres artefacts induits par les technologies numériques. Qu’il s’agisse de désintermédiation ou d’accélération temporelle, ces usagers attirés par le modèle a hiérarchique, se retrouvent à leur insu dans un processus de domination sociale. Nous soulignons les effets pernicieux liés à l’accélération temporelle particulièrement prégnante dans la génération d’étudiants observée.

  • M. Jacomy, P. Girard, B. Ooghe, et T. Venturini, « Hyphe, a Curation-Oriented Approach to Web Crawling for the Social Sciences », in International AAAI Conference on Web and Social Media, Köln, Germany, 2016.
    Résumé : The web is a field of investigation for social sciences, and platform-based studies have long proven their relevance. However the generic web is rarely studied in itself though it contains crucial aspects of the embodiment of social actors: personal blogs, institutional websites, hobby-specific media… We realized that some sociologists see existing web crawlers as “black boxes” unsuitable for research though they are willing to study the broad web. In this paper we present Hyphe, a crawler developed with and for social scientists, with an innovative “curation-oriented” approach. We expose the problems of using web-mining techniques in social science research and how to overcome those by specific features such as step-by-step corpus building and a memory structure allowing researchers to redefine dynamically the granularity of their “web entities”.
    Mots-clés : crawler, web mining.

  • F. Jaton et D. Vinck, « Processus frictionnels de mises en bases de données », Revue d'anthropologie des connaissances, vol. 11, nᵒ 4, p. 489-504, déc. 2016.

  • B. Juanals et J. - L. Minel, « La construction d’un espace patrimonial partagé dans le Web de données ouvert », Communication. Information médias théories pratiques, nᵒ vol. 34/1, 2016.
    Résumé : L’interopérabilité est ici analysée dans ses dimensions conceptuelle, technique et culturelle. Les auteurs examinent, dans le domaine patrimonial, les politiques et les pratiques institutionnelles de numérisation et de mise à disposition de leurs ressources culturelles dans un format numérique en posant la question de ses formes d’interopérabilité possibles. Ils font ensuite apparaître ces formes et les enjeux de visibilité et de diffusion posés par cette mise à disposition en analysant les choix stratégiques, éditoriaux et techniques des modèles du Linked Open Data (LOD) retenus par une sélection d’institutions culturelles françaises.
    Mots-clés : France, interopérabilité culturelle, Linked Open Data, Numérisation, patrimoine.

  • P. Laudati, K. Zreik, et Collectif, City Temporalities. Paris: Europia Productions, 2016.
    Résumé : Nowadays, and since the last twenty years, an increasing number of European chies develop and implement city time policies whose objective is twofold : - Design a planning "of time" that organizes the mobility flow ; - Coordinate schedule accessibility to the offered services. Beyond the functional aspects (better accessibility and organization of public services), the city times include other dimensions, much more complex, linking the individuel to society and territory. This collection of contributions around the theme "The Temporality of the city" considers the polysemic notion of temporality and it questions pluralistic and multidisciplinary approaches about the sens that this concept takes in the urban space. Temporality of the city is not only the result of a historical sedimentation, but it relates to both the fabric of the city, its design and production, and urban practices : the city thought, designed, built, lived, used ... by the various stakeholders. The contributions of this volume offer reflections, accomplished or underway, about synchronized or distinguished city time.

  • P. Lévy, « L’intelligence algorithmique Exploration de la sphère sémantique », 2016.

  • X. Loyant et M. Deraze, « Interopérabilité et convergence des pratiques de description à la Bibliothèque nationale de France », Communication. Information médias théories pratiques, nᵒ vol. 34/1, 2016.
    Résumé : L’interopérabilité des données, permise par le développement du web sémantique, semble amorcer un mouvement de convergence des pratiques de description des bibliothèques, centres d’archives et musées (LAM). Selon les auteurs, la stratégie de valorisation de la collection Charles Cros à la Bibliothèque nationale de France est un exemple particulièrement révélateur de ce mouvement et de ses limites, en même temps qu’elle illustre parfaitement l’évolution nécessaire des pratiques professionnelles au sein des LAM.
    Mots-clés : Bibliothèque nationale de France, collection Charles Cros, interopérabilité culturelle, LAM, web sémantique.

  • S. B. Mellot, « Evaluer le "pouvoir" du design des interfaces web des ONG sur les formes et forces de l'engagement : entre éthique, esthésie et résistance », phdthesis, Université de Limoges, 2016.
    Résumé : Nous analysons le niveau d'engagement de l'usager sur les sites web des ONG. (i) La création d'un cadre d'analyse sémiotique mettant en perspective usage et dispositif de médiation ;(ii) La description des formes et des rythmes de la présence du geste de l'usager (son style d'interaction) par la création de métadonnées sémiotiques sont des outils permettant d'aborder la question des stratégies sous l'angle des modulations de la relation co-énonciative. La prise en considération du mode de perception du co-énonciateur, se révèle être un nouvel indicateur du degré de responsabilisation et d'ajustement de l'usager en lien avec le message éthique de l'Organisation énonciatrice. Nous mettons en évidence ici le déplacement du point de vue de l'analyse pour l'évaluation d'une stratégienumérique : de l'exigence performative ciblée sur le don à l'exigence d'une relation coénonciative propice à l'engagement. Les procédures d'ajustement observées dans le cours de l'interaction nous permettent de préciser les modes de valorisation coénonciatifs. L'analyse des inter-relations établies par les usagers entre les différents modèles d'interaction (la figuration ou contre-figuration de combinaisons de modèles d'interaction) restitue la pluralité des formes d'engagement ouvertes par le design, allant de l'ignorance de l'autre à l’identification de sa responsabilité citoyenne vis-à-vis de l'autre.

  • J. - M. Meunier, Raisonnement, résolution de problèmes et prise de décision. Paris: Dunod, 2016.
    Résumé : Cet ouvrage offre un panorama détaillé des recherches les plus récentes menées dans le domaine de la psychologie cognitive, sur les trois concepts fondamentaux que sont le raisonnement, la résolution de problèmes et la prise de décision. Très pédagogique, il est Illustré de nombreux exemples et applications.

  • L. Parisi, « La raison instrumentale, le capitalisme algorithmique et l’incomputable », Multitudes, nᵒ 62, p. 98-109, avr. 2016.

  • Y. S. Perchy, « Opinions, Lies and Knowledge. An Algebraic Approach to Mobility of Information and Processes », phdthesis, Université Paris-Saclay, 2016.
    Résumé : The notion of constraint system (cs) is central to declarative formalisms from concurrency theory such as process calculi for concurrent constraint programming (ccp). Constraint systems are often represented as lattices: their elements, called constraints, represent partial information and their order corresponds to entailment. Recently a notion of n-agent spatial cs was introduced to represent information in concurrent constraint programs for spatially distributed multi-agent systems. From a computational point of view a spatial constraint system can be used to specify partial information holding in a given agent’s space (local information). From an epistemic point of view a spatial cs can be used to specify information that a given agent considers true (beliefs). Spatial constraint systems, however, do not provide a mechanism for specifying the mobility of information/processes from one space to another. Information mobility is a fundamental aspect of concurrent systems.In this thesis we develop the theory of spatial constraint systems with operators to specify information and processes moving between spaces. We investigate the properties of this new family of cs and illustrate their applications. From a computational point of view the new operators provide for process/information extrusion, a central concept in formalisms for mobile communication. From an epistemic point of view extrusion corresponds to what we shall call utterance; information that an agent communicates to others but that may be inconsistent with the agent’s beliefs. Utterances can be used to express instances of epistemic notions such as hoaxes or intentional lies which are common place in social media.On the whole, constraint systems can express the epistemic notions of belief /utterance and knowledge by means of, respectively, a space/extrusion function pair that specifies local information and a derived spatial operator that specifies global information. We shall also show that, by using a specific kind of our constraint systems, we can also encode the notion of time as a sequence of instances.

  • A. - C. Prévot, A. Dozières, S. Turpin, et R. Julliard, « Les réseaux volontaires d’observateurs de la biodiversité (Vigie-nature) : quelles opportunités d’apprentissage ? », Cahiers de l’action, nᵒ 47, p. 35-40, déc. 2016.

  • M. Prieur, « The codisciplinary design of metaresources as a support for developing sciences teachers knowledge », Theses, Université Lyon 1 - Claude Bernard, 2016.
    Mots-clés : co-disciplinarity, codisciplinarité, collective work, conjecture, démarche d'investigation, enquiry based learning, hypothèse, hypothesis, interaction, intercation, métaressource, ressource, travail collectif.

  • C. Puech, J. Lefebvre, F. Bottéro, S. Tchougounnikov, P. - Y. Testenoire, M. Schoenenberger, G. Miras, E. Fadda, F. Tollis, D. Ducard, I. Fenoglio, M. - L. Demonet, C. Pagani-Naudet, G. Caporossi, C. Leblay, B. Godart-Wendling, A. Mosca, M. G. Isaac, B. Garcia, A. Jatteau, L. Balon, C. Hamans, E. Simonato, A. Baroni, R. D. Angelis, S. Goltzberg, I. Klock-Fontanille, E. Alexeeva, C. Doquet, M. Q. Leite, C. S. Bianchini, C. Klippi, et Y. Neuman, Écriture(s) et représentations du langage et des langues. 2016.
    Résumé : Entre histoire des systèmes graphiques (J. Février, M. Cohen, par ex.), typologies d’allures structurales (I. Gelb, par ex.) et études des processus cognitifs à l’œuvre dans l’acte d’écrire, le continent écriture offre depuis longtemps (cf. F. Desbordes, par ex.) aux sciences du langage un champ d’étude à la fois éclaté, divers et pourtant aussi récurrent. Si l’on ne se focalise pas exclusivement en la matière sur la normalisation orthographique et ses avatars, on se rend compte que bien des descriptions/théorisations de la langue (dans des grammaires, des traités, des manuels, des essais, etc.) sont aussi et d’un même mouvement des théorisations de l’écriture… et réciproquement. Sans souci d’exhaustivité, les quarante contributions au colloque SHESL HTL 2013 que nous rassemblons ici pour l’édition des Actes soulignent donc toutes à leur manière le chiasme de représentations en miroir. Elles en examinent, dans différentes traditions et à différentes époques plusieurs dimensions avec les débats auxquels il donne lieu.
  • C. 101 T. Reviews, Practical Study of Argument, 7ᵉ éd. Cram101, 2016.
    Résumé : Facts101 is your complete guide to Practical Study of Argument. In this book, you will learn topics such as as those in your book plus much more. With key features such as key terms, people and places, Facts101 gives you all the information you need to prepare for your next exam. Our practice tests are specific to the textbook and we have designed tools to make the most of your limited study time.

  • D. Reymond, « Introduction », Les Cahiers du numérique, vol. 12, nᵒ 4, p. 9-18, déc. 2016.


  • C. Swiatek et M. Gorsse, « Playing games at the Library: Seriously? », LIBER Quarterly, vol. 26, nᵒ 2, août 2016.
    Résumé : Article: Playing games at the Library: Seriously?

  • S. Szoniecky, I. Saleh, et A. Laborderie, « Digital monads for a spatio-temporal modeling of urban humanities », in City Temporalities, Europia., Paris: , 2016.

2015


  • J. - F. Bert et M. Ratcliff, Frontière d archives. Recherches, mémoires, savoirs. Paris: Editions des archives contemporaines, 2015.
    Résumé : Penser les archives des savoirs dans le monde contemporain où les catégories traditionnelles qui régissent notre rapport à l'archivage et à la mémoire ont éclaté et où règne désormais la mobilité - nécessite de faire la part du stable et du mouvant, de l'ancien et du nouveau, du matériel et du virtuel, aussi bien que des pratiques et des concepts. Autant de frontières que les auteurs de cet ouvrage ont questionnées en présentant diverses facettes de ces archives, allant du rapport avec les producteurs à l'émergence de nouveaux acteurs, des compétences techniques aux formes sociales qu'elles génèrent, des contraintes de l'ère informatique aux transformations épistémologiques, des institutions qui abritent ces archives jusqu'aux politiques qui les dirigent. Mosaïque d'une actualité en devenir, Frontières d'archives tente de repenser l'avenir de ces mémoires du connaître en pleine mutation.

  • M. Bouamama, « Nouveaux défis du système de mesure de la performance : cas des tableaux de bord », phdthesis, Université de Bordeaux, 2015.
    Résumé : L’objectif de cette thèse est de déterminer l’influence des facteurs de contingence sur l’utilité des tableaux de bord dans le pilotage de la performance des ETI. Pour atteindre un tel objectif, la revue de littérature a permis d’un côté, d’appréhender les principaux concepts théoriques utilisés dans ce travail, et d’autre côté de présenter un cadre de la recherche qui constitue la pierre angulaire sur laquelle est fondée la conception de notre modèle théorique. Issu d’une méthodologie hypothético-déductive et d’un positionnement positiviste, un modèle explicatif de l’utilité des tableaux de bord dans le pilotage de la performance des ETI est élaboré. Ce dernier incorpore une variable à expliquer « utilité des TB dans le pilotage de la performance », dix variables explicatives, et une variable médiatrice « diversité d’utilisation des indicateurs de TB ».Ensuite, ce modèle est testé auprès de 156 ETI implantées en France. Les données recueillies sont examinées en utilisant l’analyse en composantes principales et la méthode de régression linéaire multiple. Les résultats de cette étude quantitative exposent les facteurs de contingence expliquant l’utilité des TB dans le pilotage de la performance. Ainsi, cette thèse permet d’enrichir les travaux théoriques antérieurs relatifs aux défis de mesure de la performance, et pratiquement de procurer aux directeurs financiers et aux contrôleurs de gestion un cadre explicatif des nouvelles pratiques de mesure de la performance des ETI.

  • L. Calderan et J. Millet, Big data : Nouvelles partitions de l'information. De Boeck, 2015.
    Résumé : Qu’est-ce que le "big data" ? Que peut-on en faire ? Quels sont les modèles techniques et économiques déjà en place ? Curation, infrastructure, partage, apport des données massives dans le domaine de la veille… Tels sont quelques-uns des aspects qui seront abordés lors du colloque de l’INRIA en octobre 2014. Créé en 1967, l’INRIA est un établissement public de recherche dédié aux sciences du numérique qui a pour missions de produire une recherche d’excellence dans les champs informatiques et mathématiques des sciences du numérique et de garantir l’impact de cette recherche.

  • F. Chateauraynaud, « Trajectoires argumentatives et constellations discursives », Réseaux, nᵒ 188, p. 121-158, févr. 2015.

  • A. Laborderie et S. Szoniecky, « Cultiver son jardin numérique : métaphore et dispositifs éditoriaux », Interfaces numériques, vol. 4, nᵒ 3, p. 351-368, 2015.
    Résumé : L’analogie du jardin peut-elle nous aider à comprendre le concept « cultiver le numérique » ? Dans cet article sous la forme d’un entretien avec Pascal Robert, nous faisons l’hypothèse, à partir de fondements historiques et épistémologiques, que la culture numérique se déploie dans des écosystèmes d’information. Nous en examinons la pertinence en termes d’usages, de dispositifs et d’interfaces à l’aide d’exemples, et notamment : le « jardin » dans l’édition numérique enrichie de Candide publiée par la BNF et Orange, un livre hybride sous la forme d’une application iPad et d’un site web ; le « jardin des connaissances », une plateforme numérique pour l’ingénierie des connaissances et le développement des humanités numériques.

  • S. Mader, « Le "game design" de jeux thérapeutiques : Modèles et méthodes pour la conception du gameplay », Informatique, Conservatoire national des arts et metiers - CNAM, 2015.
    Résumé : Cette thèse propose des modèles, méthodes et outils destinés aux game designers de jeux thérapeutiques. Le problème de conception le plus fondamental des jeux thérapeutiques est le gameplay, c'est-à-dire des objectifs de jeu et des actions que le joueur doit effectuer pour atteindre ces objectifs. Dans un jeu thérapeutique, le gameplay doit à la fois produire l'effet thérapeutique et motiver le patient à suivre son protocole. Les problèmes sous-jacents de celui-ci sont l'évaluation médicale et ludique du jeu, et l'échange de connaissances entre game designers et experts santé. Nous proposons une méthode de game design de jeu thérapeutique allant de la définition du problème à l'évaluation. Cette méthode intègre les autres solutions que nous proposons, notamment le modèle player/game/therapy et une méthode de formalisation du gameplay.
    Note Note
    <p>"Sweetser et Wyeth traduisent les sept facteurs du flow pour les jeux vidéo et y ajoutent un élément d’interaction sociale [Sweetser 05] :</p> <p>1. Concentration : Le jeu nécessite de la concentration et le joueur est capable de se concentrer sur le jeu</p> <p>2. Challenge : Le jeu est suffisamment exigeant et correspond au niveau de compétence du joueur</p> <p>3. Compétence du joueur : Le jeu doit soutenir le joueur dans l’amélioration et la maîtrise de ses compétences</p> <p>4. Contrôle : Le joueur doit ressentir une impression de contrôle sur ses actions dans le jeu</p> <p>5. Objectifs clairs : Le jeu fournit au joueur des objectifs clairs à intervalles appropriés</p> <p>6. Feedback : Le joueur reçoit des feedbacks appropriés aux moments opportuns</p> <p>7. Immersion : Le joueur doit ressentir une implication profonde, mais sans effort dans le jeu</p> <p>8. Interaction sociale : Le jeu devrait soutenir et crÉer des opportunitÉs d’interaction sociale" p. 47</p>
    Note Note
    <p>"Les jeux thérapeutiques apportent d’autres avantages comme la personnalisation de la thérapie, notamment par l’adaptation dynamique de la difficulté des exercices aux capacités du patient." p. 26</p>
    Note Note
    <p>"Dès lors que les exercices thérapeutiques sont répétitifs, pénibles et ennuyeux, les patients ont tendance à suivre irrégulièrement leur protocole, et parfois abandonnent complètement la thérapie [Burke 09]. Maximiser la motivation du patient est une solution à ce problème. Les jeux sont reconnus pour motiver leurs joueurs, pour leur donner envie de jouer pendant de longues heures et il est possible d’adapter de nombreuses activités pour les transformer en jeu sans en perdre leur objectif initial." p. 26</p>

  • B. Mansouri, « Normes internationales élargies et dépassement du calcul de la valeur », phdthesis, Université de Bordeaux, 2015.
    Résumé : Dans le processus de la mondialisation, les États ont libéré les échanges et créé les marchés tantcommerciaux que financiers. Les entreprises désormais exposées à une concurrence au niveau dela planète excellent dans des innovations technologiques de production et de commercialisation,d’information et de communication. L’État, le marché-Échange et l’Entreprise cristallisent chacundans ce nouveau monde, une institution. L’existence de chacune implique l’existence des deuxautres. Cette triple implication forme une structure originale appelée ‘‘tiercéïté’’, dite les ‘‘3 E’’.La redéfinition de l’entreprise comme institution suppose donc la redéfinition de la valeur qu’ellecrée. Cette dernière cesse d’être la valeur fixe rétrospective d’une quantité volumique. Elle devientune valeur en mouvement prospective d’une qualité quantifiée du management stratégique intégré.De nouvelles règles comptables règlent celui-ci : les normes comptables internationales élargies.Ces règles exigent des entreprises cotées à produire une valeur de régénération et desurrégénération ou ‘‘profit’’ alignées sur un pouvoir d’achat constant. Pour ce faire, lemanagement stratégique intégré implique de nouveaux comportements de gestion. Ceux-ciabandonnent le calcul arithmétique classique fondé sur l’addition et la soustraction pour lesremplacer par une méthode heuristique de calcul de relations : ‘‘la méthode comptableconditionnelle normative.’’ Ces nouveaux comportements de gestion mobilisés par cette méthodeheuristique pour assurer la nouvelle valeur en mouvement et prospective deviennent le ‘‘compte’’de la comptabilité IFRS de l’entreprise dont la finalité est de : ‘‘mesurer la réalité de la richesseprédictive pour se souvenir ’’(en référence à l’Échange visant la valeur), ‘‘mesurer pour agir’’(enréférence à l’Entreprise visant l’activité) et ‘‘mesurer pour partager’’ (en référence à l’État visant levivre-ensemble).

  • E. Morozov et P. Haas, Le mirage numérique : Pour une politique du Big Data. Paris: Les Prairies Ordinaires, 2015.

  • E. Sadin, La vie algorithmique : Critique de la raison numérique. Paris: L'ECHAPPEE EDITIONS, 2015.
    Résumé : Le mouvement de numérisation à l'oeuvre depuis une trentaine d'années gagne aujourd'hui des pans de plus en plus étendus de la réalité via l'extension des capteurs et des objets connectés. Dorénavant, les flux de data témoignent de la quasi-intégralité des phénomènes, s'érigeant comme l'instance primordiale de l'intelligibilité du réel. Une connaissance sans cesse approfondie s'instaure, orientant en retour les décisions individuelles et collectives au prisme d algorithmes visant les plus hautes optimisation, fluidification et sécurisation des existences et des sociétés. Les technologies informationnelles imposent un mode de rationalité fondé sur la définition chiffrée de toute situation et sur une maîtrise indéfiniment accrue du cours des choses. Une raison numérique établie sur l'appréhension et l'évaluation en temps réel des faits ordonne désormais les pratiques du commerce, de l'enseignement, de la médecine, les rapports aux autres, à soi-même, à la ville, à l'habitat...Ce livre examine, en s'appuyant sur une foultitude d'exemples, la quantification et la marchandisation intégrales de la vie qui s'instituent, soutenues par l'industrie du traitement des données, aujourd'hui dotée d'un pouvoir qui perturbe nombre d'acquis démocratiques fondamentaux.Avec une rare lucidité et une écriture d'une précision clinique, Éric Sadin dévoile les impensés, analyse les processus en cours, dresse une cartographie détaillée des forces à l' oeuvre... Observations et réflexions qui dessinent une nouvelle condition humaine, et en appellent à la politisation des enjeux induits par la puissance toujours plus totalisante détenue par les systèmes computationnels.
    Note Note
    <p>"Défilement informationnels permanents qui gouvernent sans pause ou distance le cadre de l'action qui en retour génère de nouvelles séquences de code." p. 63</p>

  • L. Vieira, « Les écosystèmes numériques : le Big Bang. Aux sources des logiques de l’information en réseau », presented at the Les écosystèmes numériques et la démocratisation informationnelle : Intelligence collective, Développement durable, Interculturalité, Transfert de connaissances, 2015.
    Résumé : L'utilisation des réseaux de communication et particulièrement d'Internet fait désormais partie de l'environnement fonctionnel et intellectuel de notre société. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) instaurent de nouvelles articulations entre les processus de production de diffusion et de réception de l’information et de la connaissance. Cette contribution constitue le début d’une approche qui se propose d’explorer la genèse des logiques de mise en réseau des activités et des productions intellectuelles humaines. C’est un des paradoxes de notre temps que de voir cohabiter deux logiques (de type hiérarchique et de type réticulé), apparemment contradictoires. En effet, entre la pyramide et le réseau, une évolution paradigmatique fondamentale se trouve mise en lumière par le développement sans cesse croissant des technologies numériques.
    Note Note
    <p>"une des caractéristiques de nos sociétés contemporaines en matière  d’organisation  et  de  transmission  informationnelle  est  de  faire  cohabiter  deux  logiques  (de  type  hiérarchique  et  de  type  réticulé),  assurément contradictoires." p. 3</p>


  • M. Zhitomirsky-Geffet, G. Prebor, et O. Bloch, « Improving proverb search and retrieval with a generic multidimensional ontology », Journal of the Association for Information Science and Technology, p. n/a-n/a, 2015.

  • A. Zidi, « Recherche d'information dirigée par les interfaces utilisateur : approche basée sur l'utilisation des ontologies de domaine », phdthesis, Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambresis, 2015.
    Résumé : Ce mémoire porte sur l'utilisation des ontologies dans les systèmes de recherche d'information SRI dédiés à des domaines particuliers. Il se base sur une approche à deux niveaux, à savoir la formulation et la recommandation des requêtes. La formulation consiste à assister l'utilisateur dans l'expression de sa requête en se basant sur des concepts et des propriétés de l'ontologie de domaine utilisée. La recommandation consiste à proposer des résultats de recherche en utilisant la méthode du raisonnement à partir de cas. Dans cette méthode, une nouvelle requête est considérée comme un nouveau cas.La résolution de ce nouveau cas consiste à réutiliser les anciens cas similaires qui ne sont que des requêtes traitées auparavant. Afin de valider l'approche proposée, un système OntoCBRIR a été développé et un ensemble d'expérimentations a été élaboré. Enfin, les perspectives de recherche concluent le présent rapport.

  • G. µ, F. Edeline, et J. - M. Klinkenberg, Principia semiotica : Aux sources du sens. Bruxelles: LES IMPRESSIONS NOUVELLES EDITIONS, 2015.
    Résumé : Les théories de la signification sont nombreuses. Mais aucune n'affronte la question de savoir comment et pourquoi nait le sens. Paraphrasant la formule célèbre de Leibniz, les Principia semiotica du Groupe μ répondent à la question « Pourquoi y a-t-il du sens plutôt que rien ? ». Rompus à l'interdisciplinarité, les auteurs de ce collectif se fondent pour cela sur les récentes avancées des sciences du langage et de la communication, et sur ce que les sciences cognitives ont permis d'engranger au cours des trente dernières années. Ils peuvent ainsi démontrer que le sens est toujours issu de l'expérience multisensorielle d'un sujet et qu'il retourne au monde via l'action ; que les mécanismes régissant la formation du sens sont en nombre limité ; et que si l'univers du sens englobe les symboliques humaines les plus sophistiquées, il s'étend aussi à tout le règne du vivant.Cette synthèse audacieuse permet d'ordonner dans un cadre unifié des phénomènes apparemment aussi divers que les langues, l'interprétation des images, la communication animale, l'invention de l'outil, etc. Elle apporte une réponse rigoureuse à des questions philosophiques brulantes et, surtout, propose une nouvelle alliance entre sciences humaines et sciences de la vie.Basé à l'Université de Liège (Belgique), le Groupe μ poursuit depuis plus de quarante ans des travaux interdisciplinaires en rhétorique, en sémiotique et en théorie de la communication, linguistique ou visuelle. Qu'il s'agisse de Rhétorique générale, un classique traduit en une vingtaine de langues et salué par la revue Sciences humaines comme un des livres marquants du XXe siècle (1970) ou du Traité du signe visuel (1992), qui a refondé la théorie de l'image, ses travaux signés collectivement ont tous constitué des avancées décisives pour les sciences de la pensée.

2014


  • Y. Citton, Pour une écologie de l'attention. Paris: Seuil, 2014.
    Résumé : Economie de l'attention, incapacité de se concentrer, armes de distraction massive, googlisation des esprits: d'innombrables publications dénoncent le déferlement d'images et d'informations qui, de la télévision à Interner en passant par les jeux vidéo, condamnerait notre jeunesse à un déficit attentionnel pathologique. Cet essai propose une vision d'ensemble de ces questions qui prend à contre-pied les lamentations courantes. Oui, la sur-sollicitation de notre attention est un problème à mettre au coeur de nos analyses économiques, de nos réformes pédagogiques, de nos réflexions éthiques et de nos luttes politiques. Mais, non, l'avènement du numérique ne nous condamne pas à une dissipation abrutissante. Comment rediriger notre attention ? À quoi en accorder ? Faut-il que chacun apprenne à "gérer" ses ressources attentionnelles pour être plus "compétitif", ou faut-il plutôt nous rendre mieux attentifs les uns aux autres ainsi qu'aux défis environnementaux (climatiques et sociaux) qui menacent notre milieu existentiel? Ce livre défend la seconde voie. Il pose les fondements d'une écologie de l'attention comme alternative à une suroccupation qui nous écrase. Il espère que vous trouverez le temps de le lire...

  • A. Coutant et J. - C. Domenget, « Un cadre épistémologique pour enquêter sur les dispositifs sociotechniques d’information et de communication », in Méthodes de recherche sur l'information et la communication, D. D. Hélène Bourdeloie, Éd. Mare et Martin, 2014.
    Résumé : Cet article propose un cadre épistémologique pour enquêter sur les dispositifs sociotechniques d'information et de communication (DISTIC), qui reprend les exigences formulées par les auteurs majeurs de la sociologie des usages et propose un canevas applicable en pratique. Pour cela, nous nous sommes fondés sur les apports de trois courants de recherche complémentaires à nos yeux : les travaux réunis autour des concepts d’« usage », de « dispositif » et d’« approche sociotechnique ». L'association de travaux menés sur ces questions offre une vision complexe de l’objet qu’il s’agira de construire lors de projets de recherche. Ce cadre épistémologique a pour but d’aider le chercheur à situer son apport au sein des contraintes que suppose une démarche scientifique, particulièrement vives lorsque les phénomènes observés sont encore en cours de stabilisation. Nous espérons ainsi contribuer à l’élaboration d’une approche communicationnelle des DISTIC, reposant sur la complémentarité de ces trois courants.
    Mots-clés : critique, dispositif, épistémologie, Méthodologie, sociotechnique, usages.
    Note Note
    <p>"Les modèles synthétisés sous la forme de topiques par Jauréguiberry et Proulx (2011 : 79-97) [...] La première topique regroupe regroupe quatre catégories analytiques : <em>l’usage</em>, [...], s’insère dans <em>la pratique</em>, [...] ; <em>les représentations</em> mentales et sociales de la technique [...] ; <em>le contexte</em>, social, politique et culturel, cadre plus largement la situation d’usage. La seconde topique propose cinq niveaux d’analyse [...]. Le premier niveau concerne l’interaction entre l’utilisateur et le dispositif ; le second étudie la convergence entre l’utilisateur imaginé par le concepteur et la représentation que se fait ce dernier du dispositif ; le troisième s’attache à l’insertion de l’usage dans l’expérience quotidienne de l’individu ; le quatrième interroge les normes politiques et morales prescrites par le dispositif et le dernier resitue l’usage dans un long terme socio-historique." p. 4</p>
    Note Note
    <p>"Pour tenter de mettre en place un cadre épistémologique pour enquêter sur les DISTIC, nous nous sommes fondés sur les apports de trois courants de recherche complémentaires à nos yeux : les travaux réunis autour des concepts d’« usage », de « dispositif » et d’« approche sociotechnique »." p. 3</p>
    Note Note
    <p>"Elle pose la question de la possibilité de mettre en place des enquêtes scientifiques dans des contextes où les phénomènes observés ne sont pas encore stabilisés1 , lorsque la fugacité des usages devient un enjeu épistémologique." p. 3</p>

  • R. De Santis, A. Fasano, N. Mignolli, et A. Villa, « Smart city: fact and fiction », mars-2014. [Online]. Available: http://mpra.ub.uni-muenchen.de/54536/.
    Résumé : Transforming a city into a Smart City is a complex and multidimensional process which changes over time since all the involved stakeholders work to achieve more and better results. “To be smart” affects many aspects of a city including economics, government, people, living, mobility, environment, energy and services. This paper aims at critically analysing the main features related to smart cities such as terminological issues, the heterogeneous theoretical background and the methodological limits of the few existing measurement experiences.

  • V. Debuiche, « Eléments de géométrie dans la Monadologie. Mathématiques et métaphysique chez Leibniz », in II Congreso Iberoamericano Leibniz, Granada, Spain, 2014.
    Résumé : En 1714, quand il rédige ce texte de métaphysique qu'est la Monadologie, Leibniz est presque au terme d'une existence marquée par son éclectisme et sa puissance inventive. La diversité de ses champs d'investigation et la prolixité qu'il y déploie pose le double problème de la continuité diachronique de ses travaux au sein d'une même discipline (logique, mathématique, physique, philosophique, etc.) et de la perméabilité synchronique des disciplines entre elles qui, jointes l'une à l'autre, produisent le problème de la continuité interdisciplinaire de sa pensée. À cet égard, alors même que le lecteur de la Monadologie croit pouvoir déceler des éléments mathématiques dans le coeur du texte, quand il y est question de perspective ou de plis, se pose la question de la légitimité ou même seulement de l'utilité d'une telle interprétation. De fait, la Monadologie n'est pas un texte fortement mathématique, de même que le sont rarement les exposés les plus métaphysiques de Leibniz. Néanmoins, en elle-même et dans sa comparaison avec le texte contemporain des Principes de la nature et de la grâce fondés en raison, elle révèle des éléments de géométrie, perspective, infinitésimale, des situations, qui jouent un rôle central dans la description de l'individualité monadique, de la nature divine, de l'activité de la substance ou de l'infinité de l'univers. Aussi, dans notre exposé, nous nous efforcerons de montrer quel intérêt peut se trouver à penser la lettre leibnizienne à la lumière de ses propres mathématiques qui, présentes à son esprit, ne manquent certainement pas de l'être aussi à son écriture, à plus forte raison quand il emploie des éléments communs à sa philosophie et sa géométrie. Loin de faire de la doctrine leibnizienne un pan-mathématisme, il s'agira plutôt d'avoir un principe généreux envers ses mathématiques et de prendre au sérieux l'affirmation ambiguë mais non moins réelle faite à L'Hospital en novembre 1694, 20 ans avant la rédaction de la Monadologie : " Ma métaphysique est toute mathématique pour dire ainsi ou la pourrait devenir " (GM II, 258).
    Note Note
    <p>" Il me semble s’opposer ici deux conceptions différentes de la centralité, deux usages différents de l’infini, et deux manières différentes de penser l’incommensurabilité de l’homme avec Dieu, l’une inquiète, l’autre optimiste. Mon idée est que ces différences coïncident avec des conceptions différentes de la perspective : l’une, celle de Pascal, fondée sur l’incidence d’un point qui, seul, se projette selon une droite pour aller du cercle à l’ellipse, l’autre, celle de Leibniz, qui fixe le point et en fait le centre de la perspective qui modifie mais préserve les relations des points les uns avec les autres." p. 7</p>
    Note Note
    <p>"Et comme une même ville regardée de differens côtés paroist toute autre et est comme multipliée perspectivement, il arrive de même, que par la multitude infinie des substances simples, il y a comme autant de differens univers, qui ne sont pourtant que les perspectives d’un seul selon les differens points de veue de chaque Monade. (Monad., § 57, GP 6, 616)" p. 4</p>

  • S. Ferré, « Reconciling Expressivity and Usability in Information Access », Habilitation à diriger des recherches, Université de Rennes 1, 2014.
    Résumé : In many domains where information access plays a central role, there is a gap between expert users who can ask complex questions through formal query languages (e.g., SQL), and lay users who either are dependent on expert users, or must restrict themselves to ask simpler questions (e.g., keyword search). Because of the formal nature of those languages, there seems to be an unescapable trade-off between expressivity and usability in information systems. The objective of this thesis is to present a number of results and perspectives that show that the expressivity of formal languages can be reconciled with the usability of widespread information systems (e.g., browsing, Faceted Search (FS)). The final aim of this work is to empower people with the capability to produce, explore, and analyze their data in a powerful way. We have proposed a number of theories and implementations to better reconcile expressivity and usability, and applied them to a number of contexts going from file systems to the Semantic Web. In this thesis, we introduce an unifying framework inspired by Formal Concept Analysis (FCA) to factor out the main ideas of all those results: Abstract Conceptual Navigation (ACN). The principle of ACN is to guide users by letting them navigate in a conceptual space where places are concepts connected by navigation links. Concepts are characterized by a formal query, and are made of two parts: an extension and an intension. The extension is made of query results while the intension is made of the query itself and an index of query increments over results. Finally, navigation links are formally defined as query transformations. The conceptual space is not static but is induced by concrete data, and evolves with it. ACN therefore combines the expressivity of formal query languages with the guidance of conceptual navigation. The readability of queries is improved by verbalizing them to (or parsing them from) a Controlled Natural Language (CNL). Readability and guidance together support usability by speaking user's language, and by providing a systematic assistance.
    Mots-clés : accès à l'information, expressivity, information access, usability.

  • G. Fiema, « Étude des mouvements de pensée collective lors des ateliers philosophiques au primaire et au collège : Extraction de philosophèmes en tant que structures formelles de raisonnement », Psychologie, Université Blaise Pascal - Clermont-Ferrand II, 2014.
    Résumé : Quarante ans après l’apparition des ateliers philosophiques en classe (DVP), se pose toujours la question de la valeur effective et des retombées de ces pratiques sur les apprentissages et la socialisation. Le repérage et la caractérisation des mouvements de pensée réflexive est une question clé lorsqu’on s’intéresse à mesurer l’efficience de ces pratiques. La thèse contribue à étendre et approfondir l’étude des données langagières pour mettre à disposition de la communauté scientifique des résultats inédits concernant ces dialogues d’un genre nouveau. Le travail s’appuie sur une double collecte de données : au primaire et au collège. Les résultats de thèse sont disposés sur un triple niveau. Premièrement, nous avons pu caractériser les phénomènes de réflexivité en décrivant les philosophèmes, en prenant appui sur des marques formelles en langue pour rendre compte du processus dynamique de la pensée collective. Ce travail effectué à l’aide du logiciel de transcription et d’annotation linguistique ELAN a été possible grâce à l’élaboration d’une méthodologie inédite. Deuxièmement, nous avons élaboré des résultats didactiques ou nous avons dégagé quelques facteurs (niveau scolaire, âge, etc.) qui favorisent la réflexivité en classe et son développement chez l’enfant et qui sont particulièrement actifs et/ ou significatifs au sein de ces discussions. Finalement, dans la troisième partie, nous décrivons la mise en ligne du corpus du genre « discussion à visée philosophique » pour qu’ils servent de corpus de référence pour la communauté en sciences humaines, sur une plateforme spécialement conçue à cet effet : Philosophèmes.

  • K. Gallant, E. Lorang, et A. Ramirez, « Tools for the digital humanities : a librarian's guide », Submitted by Anneka Ramirez on December 9, 2014. File format: pdf., déc. 2014.
    Résumé : This brochure presents a collection of digital humanities tools that are currently being used by professional scholars, graduate students and persons in information science. The tools selected are aimed at humanities subject librarians who might be asked for ideas by their patrons. These tools are also an attractive option for librarians and information science professionals who are looking for options to digitize their institution’s collections or who would like to publish research projects. Many of these tools are created with users in mind who may not have any IT experience. Because of this, more people have the capability of using technologies they wouldn’t have before.

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